L’AI et les jeunes
DISPOSITIF CANTONAL DP/IP JEUNES
Le dispositif DP/IP Jeunes a pour but d’aider les jeunes de 13 à 25 ans qui ont des difficultés d’apprentissage à l’école ou en formation post-obligatoire liées à leur atteinte à la santé. Il peut s’agir de troubles physiques, psychiques et/ou mentaux.
En partenariat avec l’Office cantonal de l’orientation scolaire et professionnelle (OCOSP), l’Office AI Neuchâtel propose des conseils et des solutions pour aider les jeunes qui en ont besoin à terminer leur scolarité obligatoire et à trouver le métier qui leur convient le mieux, en tenant compte de leur atteinte à la santé.
La détection Précoce - DP
Identifier et orienter
Que faire si on pense qu’un·e jeune présente des troubles de la santé qui affectent son parcours scolaire ou de formation ?
Il faut aiguiller les jeunes et les parents vers l'OCOSP, l'OES et l'OPE, qui pourront entreprendre les démarches nécessaires.
| OCOSP : | Office cantonal de l'orientation scolaire et professionnelle |
| OES : | Office de l'enseignement spécialisé |
| OPE : | Office de protection de l'enfant |
Il faut aiguiller les jeunes et les parents vers l'OFIJ, l'OFAP et l'OPE, qui pourront entreprendre les démarches nécessaires.
| OFIJ : | Office de l'insertion des jeunes en formation professionnelle |
| OFAP : | Office des apprentissages |
| OPE : | Office de protection de l'enfant |
L’instance cantonale organise une réunion avec le ou la jeune pour discuter de la situation. Dans tous les cas, l’instance cantonale informe les parents de la procédure de détection précoce en cours.
Après cette première étape, l’instance cantonale et l’Office AI Neuchâtel se réunissent en table ronde pour discuter de la situation et remplir le formulaire de détection précoce.
Si les trois critères applicables* pour une détection précoce
L’Office AI Neuchâtel ou l’instance cantonale concernée incite à déposer une demande de prestations AI.
Les parents, le représentant légal ou le/la jeune déposent une demande de prestations AI.
Fin du processus DP
L'instance cantonale oriente vers d'autres solutions.
Les médecins traitants et les chiropraticiens sont également habilités à formuler une annonce de détection précoce (art. 3b LAI).
Les directions d’école, le corps enseignant, les services socio-éducatifs (SSE), les psychothérapeutes, les logopédistes/orthophonistes, les ergothérapeutes et autres professionnels de la santé, ainsi que les organisations œuvrant pour les jeunes telles que les centres d’animation socio-culturelle ne sont pas habilités à déposer une annonce de détection précoce auprès de l’AI. Ils doivent aiguiller les jeunes et les parents vers les instances cantonales habilitées à faire du dépistage.
La demande de prestations à l’AI
Agir
Une fois que les parents, le représentant légal ou le/la jeune majeur·e ont déposé une demande de prestations à l’AI, l’Office AI Neuchâtel l’examine. Il s’agit d’une étape clé pour accéder aux mesures de soutien et d’accompagnement proposées par l’AI.
À noter que les parents et autres représentants légaux de jeunes mineurs ainsi que les jeunes ayant atteint leur majorité peuvent déposer une demande de prestations à l’AI sans passer par une annonce de détection précoce.
L’intervention précoce - IP
Accompagner et construire un projet de formation
Quelles sont les mesures de soutien et d’accompagnement proposées par l’AI pour aider les jeunes confrontés à des problèmes de santé à trouver un métier qui leur convient ?
Faut-il des mesures spécifiques pour compléter celles de l’école et/ou de l’instance cantonale ? (rôle subsidiaire de l’AI)
Mesures d'intervention précoce - IP scolaire (art. 7d LAI)
But : faciliter l’accès à une formation professionnelle initiale et l’entrée sur le marché du travail.
- Orientation professionnelle
- Placement : soutien à la recherche de places de stage, d’apprentissage et de formation
Critères pour l’octroi de mesures IP non remplis.
Mesures d'intervention précoce - IP scolaire (art. 7d LAI)
But : faciliter l’accès à une formation professionnelle initiale et l’entrée sur le marché du travail.
- Orientation professionnelle
- Placement : soutien à la recherche de places de stage, d’apprentissage et de formation
- Adaptation du poste de travail
- Cours de formation
- Réadaptation socioprofessionnelle
- Conseils et suivi
Durée max. : 12 mois
Mesures de réinsertion - MR (art. 14a LAI)
But : aider le·la jeune à se stabiliser dans sa vie, à s’habituer progressivement à un rythme de travail, à se motiver à se former et à travailler tout en tenant compte de ses difficultés de santé.
Durée max. : 2 mois / min. 8h de travail par semaine répartis sur 2 jours minimum
Aussi possible en cas d’interruption de la FPI (durant 2 ans max.).
Mesures d'ordre professionnel - MOP
But : aider le·la jeune à suivre une formation professionnelle initiale et à entrer sur le marché du travail.
- Mesures préparatoires (art. 15 LAI) : orientation professionnelle, stages sur le premier marché du travail ou dans un centre de formation spécialisé.
Vise à tester le choix professionnel et à préparer le·la jeune aux exigences du premier marché du travail.
Durée max. : 12 mois
- Préparation ciblée (art. 16 LAI) : cours préparatoires ou stages dans l’entreprise formatrice ou dans une école professionnelle si le·la jeune a déjà choisi son futur métier ou s’il/elle est déjà inscrit·e dans une école. Vise à combler les lacunes scolaires ou le temps d’attente avant le début de la FPI.
Durée max. : 12 mois
- Formation professionnelle initiale (FPI) (art. 16 LAI) : formation pratique FPr, attestation de formation pratique AFP et/ou certificat fédéral de capacité CFC chez un employeur, en centre de formation ou une combinaison des deux.
- Placement (art. 18 LAI) : aide à la recherche d’un emploi.